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OPERA

15/11/2008 | 03:56 par Annie YANBEKIAN

Natalie Dessay, une force tranquille

- Natalie Dessay - Simon Fowler/Virgin -

Natalie Dessay

© Simon Fowler/Virgin

La soprano française, adulée de Vienne à Chicago, mène avec sérénité ses multiples projets, au disque et à la scène

On l'a connue en Reine de la Nuit volcanique chez Mozart, en automate hystérique chez Offenbach, en amoureuse démente chez Donizetti... Natalie Dessay, la plus actrice des chanteuses, mène une carrière internationale d'exception depuis une quinzaine d'années. Sa voix a évolué, lui ouvrant de nouveaux horizons qu'elle savoure avec gourmandise...

 
Présente sur tous les fronts !

Pub pour "Lucia di Lammermoor" sur un bus new-yorkais - "You'd be mad to miss it" (Vous seriez fou de rater ça)Natalie Dessay, fraîchement rentrée au pays pour profiter des siens, peut savourer le goût du devoir -bien- accompli. De la scène au disque, de la télévision au DVD, des écrans de cinéma aux contes pour enfants, elle aura été sur tous les fronts en cette année 2008 ! Son actualité artistique demeure très chargée.

D’abord, la soprano a participé à deux enregistrements phonographiques de prestige avec le chef baroque Emmanuelle Haïm (dont son récital de cantates de Bach), sortis presque simultanément cet automne (voir encadré ci-dessous). Au printemps dernier, sa maison de disques Virgin Classics a sorti une édition DVD de la production triomphale, signée Laurent Pelly, de La Fille du régiment, opéra exubérant de Donizetti, où Natalie Dessay donne la réplique au ténor péruvien Juan Diego Florez. Ce spectacle a enchanté Covent Garden, à Londres, en 2007. Il a également été joué à New York, au Metropolitan Opera, en 2008. L'une des représentations a été retransmise en direct dans de nombreuses salles de cinéma lors d'un festival au printemps dernier.

Plus récemment, Natalie Dessay a pris part, comme récitante, à l'enregistrement du conte La petite sirène, de Hans Christian Andersen, illustré par la célèbre musique Peer Gynt de Grieg (chez Didier Jeunesse). Cette mère de deux enfants s'y amuse à jouer plusieurs personnages à l'intention des jeunes auditeurs.

Natalie Dessay face à son personnage de Lucia, à New York... - © EstiEnfin, le 14 novembre dernier, la soprano a fait l’objet d’une émission exceptionnelle diffusée sur France 2. Elle a été filmée durant un an entre les Etats-Unis et la France, pour le compte d’un «Musique au cœur 5 étoiles» d’Eve Ruggieri, par la cinéaste israélienne Esti, son amie depuis quelques années.

Une nouvelle voix, de nouveaux défis
Ces dernières années ont vu la voix de Natalie Dessay évoluer vers plus de gravité, un phénomène naturel pour tout chanteur. Fini les rôles haut-perchés et virevoltants de soprano colorature qui firent sa renommée (la Reine de la Nuit chez Mozart, la poupée Olympia chez Offenbach, Lakmé chez Delibes...), une toute nouvelle palette de personnages s'ouvre à elle. Cette mue, inéluctable, ne lui cause pas la moindre nostalgie : «Je n’ai aucun regret, c’est ce que je voulais ! Ca me permet d’aborder des rôles que je n’aurais pas pu envisager il y a dix ans, comme La Traviata de Verdi (rôle de Violetta), Jules César de Haendel (Cléopâtre), Pelléas et Mélisande de Debussy (Mélisande), Les Puritains de Bellini (Elvira), Le Dialogue des Carmélites de Poulenc (Blanche). Certains de ces projets sont signés, d’autres pas encore.»

Ainsi, en janvier 2009, Natalie Dessay fera son retour sur scène, à Vienne, pour ses débuts dans l'opéra "Pelléas et Mélisande", dans une mise en scène signée Laurent Pelly, à qui elle doit certains de ses plus beaux souvenirs scéniques. La native de Lyon en sera la co-héroïne, partageant l'affiche avec son mari Laurent Naouri dans le rôle de Golaud. Quelques semaines plus tard, elle repartira à New York pour reprendre le rôle d'Amina dans "La somnambule" de Bellini, au Metropolitan Opera de New York.

Au printemps, la chanteuse fera escale pour deux soirées à Toulouse, fin mai 2009, le temps de célébrer la musique de Michel Legrand, dans une scénographie de Laurent Pelly.

L'été 2009 marquera un autre événement dans la carrière de Natalie Dessay. Le 3 juillet, la chanteuse devrait faire ses grands débuts dans le rôle de Violetta, dans "La Traviata", à l'opéra de Santa Fé, au Nouveau-Mexique. Elle retrouvera à nouveau Laurent Naouri (qui jouera Germont en alternance) et l'incontournable Laurent Pelly, pour mener à bien ce projet, symbole d'un tournant capital dans la carrière d'une ancienne poupée désarticulée...

 
Sa complicité fructueuse avec Emmanuelle Haïm

Emmanuelle Haïm en octobre 2004 à Munich - AFP/Timm SchambergerUn an après la sortie d'un enregistrement d'Airs d'opéras italiens, Natalie Dessay a repris avec bonheur une exploration des univers classique et baroque, qu'elle avait entamée près de dix ans plus tôt, dès sa rencontre avec Emmanuelle Haïm sur un enregistrement du Mithridate de Mozart. La future chef-fondatrice du Concert d'Astrée travaillait alors comme claveciniste avec le chef Christophe Rousset.

Très vite, les deux jeunes femmes se sont forgé une complicité, tant sur le plan artistique qu'humain. Au fil des ans, cette association a produit de superbes enregistrements tels qu'un Orfeo de Monteverdi en 2004, un Delirio de Haendel en 2005, ou un Magnificat de Bach combiné à un Dixit Dominus de Haendel en 2007.

Au mois d'octobre, l'association artistique entre Natalie Dessay et Emmanuelle Haïm -avec son Concert d'Astrée- s'est à nouveau traduite par la sortie presque simultanée de deux nouveaux CD, chez Virgin Classics. La soprano a enregistré trois Bach Cantatas et participé à un prestigieux récital discographique collégial,  Lamenti, sous la direction du chef baroque.

Trois cantates de BachNatalie Dessay, "Bach Cantatas" - Virgin Classics
L'album Bach Cantatas (sorti le 20 octobre chez Virgin Classics) regroupe trois cantates sacrées de Jean-Sébastien Bach, enregistrée par Natalie Dessay et le Concert d'Astrée : BWV 51, BWV 82a et BWV 199. «Je voulais enregistrer des cantates de Bach, raconte Natalie Dessay. Je sais qu’Emmanuelle Haïm est spécialiste de Bach et qu’elle avait également envie d’en enregistrer. On a choisi ensemble les trois cantates. Au début on se demandait si on ferait plutôt des cantates de mariages. Finalement, trois cantates se sont imposées.»

La première (51), Jauchzet Gott in allen Landen (Exaltez le Seigneur en tout lieu) fut composée pour soliste vocal, trompettiste et ensemble instrumental, et jouée pour la première fois en 1730. C'est Neil Brough qui assure dans ce disque les solos de trompette. «Elle est très emblématique de ce type de répertoire», souligne la chanteuse.

La seconde cantate (82a), Ich habe genug (J'ai mon content) connut différentes versions écrites entre 1730 et 1748. La partition enregistrée sur le disque associe soprano et flûte (contre voix de basse et hautbois dans une mouture antérieure). Elle renferme notamment une magnifique berceuse, Schlummert ein (Entrez dans le sommeil).

Enfin, la troisième cantate (199), Mein Herze schwimmt im blut (Mon coeur nage dans le sang), fut composée en 1714 à Weimar, où le jeune Bach travaillait alors. Elle fut révisée au gré des mutations du musicien, à Cöthen vers 1720, puis enfin Leipzig en 1723. Natalie Dessay et Emmanuelle Haïm donnent à entendre la seconde version écrite pour soprano et viole de gambe. «Au début, je n’avais pas choisi Mein Herze mais une cantate de mariage. Finalement, en réécoutant cette œuvre qu’Emmanuelle m’avait proposée, je l'ai trouvée vraiment magnifique. Les textes aussi m’ont inspirée.» L'ex-spécialiste de la Reine de la Nuit se voit volontiers enregistrer d'autres oeuvres de Bach par la suite : «Ce disque est une première approche...»

Le Lamenti d'Emmanuelle Haïm"Lamenti" - Virgin Classics
Fin septembre, un autre CD impliquant Natalie Dessay et Emmanuelle Haïm est sorti chez Virgin. Lamenti, récital lyrico-baroque, renferme plusieurs arias (un lamento est un air exprimant un profond désespoir), interprétés ici par une brochette éblouissante de chanteurs. Natalie Dessay interprète pour sa part le Lamento della ninfa de Monteverdi avec trois autres chanteurs (les ténors Simon Wall et Topi Lehtipuu, le baryton-basse Christopher Purves). Le ténor Rolando Villazon, les sopranos Patrizia Ciofi et Véronique Gens, le contre-ténor Philippe Jaroussky et le baryton Laurent Naouri, toujours accompagnés par le Concert d'Astrée, sont quelques-uns des solistes à s'illustrer dans ce prestigieux récital discographique... Un casting ébouriffant ! «Emmanuelle a une approche musicale tellement intéressante que tout le monde veut travailler avec elle. Elle nous prépare longtemps à l’avance, elle s’investit beaucoup en temps et en énergie, elle se met à notre disposition pour la préparation. C’est vraiment appréciable.» Ces guides de rêve offrent à (re)découvrir, outre Monteverdi, des oeuvres de Cavalli, Cesti, Landi, Strozzi ou Carissimi.

 
Natalie Dessay, zen et exubérante à la fois

Photo Simon Fowler/Virgin ClassicsMais que sont les divas d’avant devenues ? Natalie Dessay, la plus célèbre chanteuse d'opéra française, n'est pas de cette école-là. Discrète, placide, elle patiente dans le salon de l’hôtel parisien où elle est arrivée en avance pour votre rendez-vous. Si discrète, que lorsque vous entrez dans cette petite salle aux éclairages tamisés, vous ne la repérez même pas auprès de quelques collaboratrices. Tenue sombre et sobre, cheveux teints en blond doré -sa seule coquetterie apparente, adossée au fond d’un sofa rouge foncé, elle ressent encore les effets du jet lag, le décalage horaire. Natalie Dessay revient de Chicago, où elle a interprété le rôle-titre de la Manon de Massenet.

Entre deux engagements aux Etats-Unis ou à Vienne, la native de Lyon entend se ressourcer durant quelques semaines auprès de son mari (le baryton Laurent Naouri) et de leurs deux enfants, dans leur Val-de-Marne d’adoption. Elle est fatiguée, mais d’un coup, son regard s’éclaire, sa voix s’anime à l’évocation de la victoire de Barack Obama quelques heures plus tôt, lors d’une folle nuit américaine. Natalie Dessay est aux anges, et rappelle qu’elle a dédié son dernier disque, consacré à Bach, au pasteur Martin Luther King.

Courtoise, posée, la chanteuse l'est assurément. Mais très vite, son caractère entier s'impose à vous : franchise, franc-parler, idées bien affirmées, formules percutantes, aversion des sentiers battus, de tout formatage. Il faut croire que la Dessay explosive et bouillonnante, qui enflamme les scènes lyriques, n'est jamais très loin de la Natalie, calme et pensive, que vous venez de rencontrer... «Je n’ai jamais été un mouton de Panurge !» On la croit sur parole.

 
Interview entre souvenirs et scénarios fictifs...

Photo Simon Fowler/Virgin Classics- Quel genre de musique écoutiez-vous quand vous étiez plus jeune ?
- Je n’écoutais pas énormément de musique, excepté ce qui passait à la radio, à la télévision. Mes parents n’étaient pas mélomanes. Il y avait quelques disques classiques à la maison. Mon père écoutait toutes les symphonies de Beethoven, mais moi, ça me gonflait ! Ma mère écoutait un disque de Maria Callas, que j'appréciais, déjà. J’écoutais de la musique classique alors que c’était la honte pour les jeunes de mon âge... Mais je n’ai vraiment découvert l’opéra que lorsque j’ai commencé le chant (à 20 ans, ndlr). En général, je n’aimais pas les trucs qui plaisaient aux gens. Bien sûr, à l’époque de la sortie de La Fièvre du samedi soir, j’écoutais les Bee Gees. Un peu de Genesis, de David Bowie, aussi. Depuis, tout cela m’est passé… définitivement. Je détestais les Beatles, les Rolling Stones. Ce n’est pas mon monde, ça ne m’émeut absolument pas. J’ai aimé Police, tout de même, mais seulement une fois que c’était fini ! Tant que c’était à la mode, ça ne m’intéressait pas.

- Aujourd'hui, quelles sont vos époques musicales préférées ?
- J’adore le baroque, le XIXe siècle puisque c’est là que se trouve mon répertoire, essentiellement. J’adore également la musique du XXe siècle.

- Jouez-vous d'un instrument ?
- J'ai fait du piano autrefois. Mais je l'ai étudié très mal... et contre mon gré. J’avais horreur de ça. J’aurais préféré faire de la harpe. Pourtant, j'aime beaucoup l’instrument, et j’apprécie les pianistes. Quand j'écoute de la musique, c’est souvent du piano.

La nature vous a donné une tessiture de soprano. Si vous aviez Photo Brigitte Lacombe pour Virgin Classicsété mezzo-soprano, quel(s) rôle(s) auriez-vous aimé interpréter ?
- J'aurais aimé chanter Didon (Didon et Enée de Purcell), Eboli (Don Carlos de Verdi), Kundry (Parcifal de Wagner).

- Si vous aviez été alto ou contralto ?
- Il n’y a pas beaucoup de rôles d’alto, on en trouve plus dans la musique ancienne que dans le répertoire italien du XIXe siècle. Mais j’aurais probablement adoré interpréter Jules César (Jules César en Egypte, de Handel, un rôle-titre traditionnellement tenu par une femme, ce personnage ayant été incarné autrefois par un castrat).

- Si vous aviez été homme... et ténor ?
- J’aurais adoré chanter dans L’Arlésienne de Cilea (rôle de Federico), Des Grieux (dans Manon Lescaut de Puccini), Romeo (Roméo et Juliette de Gounod), Hoffmann (Les Contes d’Hoffmann, d’Offenbach). Mais aussi Don José (Carmen de Bizet) : c’est un très beau rôle, qui m’aurait plu beaucoup plus que celui de Carmen. J'aurais aimé aborder des répertoires de ténors plus lyriques.

- Si vous aviez été baryton ?
- J’aurais adoré faire Scarpia (Tosca de Puccini), Iago (Otello de Verdi), tous les grands méchants de Verdi. J’aurais aimé faire le répertoire de mon mari. J’aurais apprécié, également, interpréter Eugène Onéguine aussi (opéra de Tchaïkovski), mais plus dans ma jeunesse, car il s'agit d'un rôle de baryton légèrement plus aigu.

- Si vous aviez été baryton-basse ou basse ?
- J’aurais bien aimé faire le prince Gremine (Eugène Onéguine), c’est un rôle magnifique. Ou Philippe II, dans Don Carlos, et Boris Godounov (opéra de Moussorgski).

- Et si vous n’aviez pas été chanteuse d’opéra ?
- J’aurais été un chanteuse de jazz, comme Sarah Vaughn, Ella Fitzgerald ou Billie Holiday.

- Cela signifie-t-il que vous aimeriez faire de l’improvisation, un élément capital dans le jazz ?
Dessay alias Lucia - Photo Lee Bloomfield / MAP Inc / Virgin Classics- Non, ce n’est pas du tout mon truc. Et je n’ai pas la voix pour ça. J’adore le jazz, mais je ne me vois pas en faire. Vous savez, je regarde du sport à la télé, mais je n’en pratique pas pour autant…

- Sur scène, vous êtes autant actrice que chanteuse. Auriez-vous aimé faire du théâtre ?
- Je suis d’abord comédienne. Je suis une comédienne qui chante. J’aime jouer avant tout. J’ai bien sûr des regrets de ne pas avoir fait du théâtre. Mais j'ai un projet très précis de pièce de théâtre qui s’avance, avec un metteur en scène important, pour l’automne 2010. Mais on n’a pas de salle pour l’instant. Alors je ne veux pas en dire plus...

 
Ses coups de coeur musicaux, de A à Z

Abd Al Malik lors des Victoires de la Musique 2008 - AFPA
Abd Al Malik (né en 1975) : «Son ton m’a plu, il y a de l’écriture, du chic, de la classe.» L'admiration de Natalie Dessay pour les slammeurs est proportionnelle à son aversion pour la plupart des rappeurs. «Le côté 'c’est la faute à la société', ça me gonfle… Et puis, ce n’est pas tant le fond de la revendication qui pose problème, c’est la forme. Je la trouve d’une pauvreté effrayante.»
Charles Aznavour (né en 1924)

B
Jean-Sébastien Bach
(1685-1750)
Chet Baker (1929-1988)
Alban Berg (1885-1935) La chanteuse islandaise Bjork
Bjork (née en 1965) : «J’aime sa voix, sa musique et son côté barré. Sur ses derniers albums, elle a tendance à se répéter. Mais c’est très dur de se renouveler, pour un artiste, et moi, ça ne me gêne pas, parce que je la retrouve à chaque fois, et que je m’intéresse toujours à ce qu’elle fait.»
Johannes Brahms (1833-1897)
Jacques Brel (1929-1978). «Brel, pour les textes, la voix, l’engagement, la passion, l’acteur.»
Benjamin Britten (1913-1976)

La chanteuse CamilleC
Maria Callas (1923-1977)
Fédor Chaliapine (1873-1938)
Frédéric Chopin (1810-1849)
Dimitri Chostakovitch (1906-1975)
Camille (née en 1978) «Je n’ai pas encore écouté son dernier album, mais je l’adore parce qu’elle fait des expériences, qu’elle est folle furieuse !»

D
Claude Debussy
(1862-1918)

E
Bill Evans
(1929-1980)

F
Ella Fitzgerald
(1917-1996)

G
Judy Garland
(1922-1969) : «Une brûleuse de planches, une voix somptueuse.»
Edvard Grieg (1843-1907)
Grand Corps Malade (né en 1977) : «Son premier album était formidable.»

Vladimir Horowitz en 1985, au travail dans un studio new-yorkais - AFP
Arthur H
(né en 1966) : «J’ai trouvé son avant-dernier album formidable. Je n’ai pas encore acheté le dernier.»
Bernard Herrmann (1911-1975) : «Pour les musiques des films d’Alfred Hitchcock.»
Billie Holiday (1915-1959)
Vladimir Horowitz (1903-1989)

I
Iam
: «J’avais bien aimé leur tout premier album.»
Alberto Iglesias (né en 1955) : «Pour les musiques des films de Pedro Almodovar.»

J
Juliette
(née en 1962)

K
Carlos Kleiber (1930-2004)

Michel Legrand - France 2L
Maxime Le Forestier (né en 1949)
Michel Legrand (né en 1932) «J’aime tout ce qu’il a composé. Je pense en particulier à une chanson qu’il a écrite sur un texte de Nougaro qui s’appelle Mon dernier concert


M
MC Solaar (né en 1969) : «C’est de la poésie. J’ai quelques uns de ses disques. Son album Mach 6 est formidable.»
Monteverdi (1567-1643)
Mozart (1756-1791)

N
Claude Nougaro
(1929-2004) :
«Un mec absolument fascinant. Très grand poète, très grand musicien.»

P
Police (1977-1984)

Q
Queen
(groupe formé en 1970), où brilla le chanteur Freddy Mercury (1946-1991)

R
Jean-Philippe Rameau
(1683-1764)
Elis Regina (1945-1982) : «J’écoute beaucoup de musique brésilienne.»

SBarbra Streisand en 2005 à Las Vegas - AFP
Sanseverino (né en 1961)
Frank Sinatra (1915-1998)
Martial Solal (né en 1927)
Sting (né en 1951) : «Je l'aime probablement pour son côté jazzy.»
Richard Strauss (1864-1949)
Barbra Streisand (née en 1942) :
«Pour sa voix, ses chansons, tous ses films.»

T
Piotr Ilitch Tchaïkovski
(1840-1893) : «Pour Eugène Onéguine

V
Sarah Vaughan (1924-1990)

W
Richard Wagner
(1813-1883) : «J’aime particulièrement Siegfried Idyll, une petite pièce pour orchestre qu’il a composée pour la naissance de son fils. C’est une des plus belles musiques que je connaisse. Je trouve Tristan et Isolde sublime, Parcifal magnifique.»

Z
Alexander von Zemlinski
(1871-1942)

 
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Site officiel du Concert d'Astrée

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Site de l'Opéra de Chicago

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- Emmanuelle Haïm, chef d'orchestre, sur le plateau du JT de 13H (16/10/2008) - France 2 -

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