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RAP FRANCAIS

03/06/2009 | 16:33 par Ismaël Mohamed Ali

Kery James, le retour du "renoi foncé"

- Kery James  - Photo Ismael Mohamed Ali -

Kery James

© Photo Ismael Mohamed Ali

Plus engagé et positif que jamais, Kery James ne déçoit pas son public avec "Réel", son 5e album

Avec ce disque solaire en fusion, le mc d'Orly remet sur le trône le rap français, que beaucoup donnaient pour mort.

"Mon rap vient de mes entrailles, mon rap porte une balafre (...) C'est le retour du rap français (...) C'est le retour du renoi foncé, dur, ferme, franc, fier, fort, hardcore...Jusqu'à la mort". Chronique et entretien s'imposaient.

 
"Réel", nouvel pépite engagée

Véritable bombe rapologique, le dernier album de Kery James, «Réel », sorti le 26 avril dernier, est entré numéro 1 dans le Top album français selon l’institut Ifop et s'est écoulé à plus de 22 700 exemplaires en l’espace d’une semaine.  En têtes de gondoles des grandes surfaces ou encore des magasins spécialisés, « Réel » se défend plutôt bien, même s’il n’est plus premier des charts depuis quelques jours.

"Réel", 5e album studio de Kery JamesMais qui est donc l’auteur de ce skeud ? Alix Mathurin alias Kéry James aka « le renoi foncé », rappeur d’origine haïtienne, né aux Abymes-Guadeloupe le 28 décembre 1977. Plus que jamais leader de cette musique urbaine, le rap, adoubé par le peuple mais boudé par la profession et quelque peu discriminé par les trois premières chaînes historiques de la télévision française, Kery James James a encore plus de mérites.

Ce membre éminent du collectif Mafia «Mafia K’1fry…légendaire » prouve une nouvelle fois que son Rap « censé, dur, franc, ferme, fier, fort, hardcore jusqu’à la mort » est toujours d’attaque. Il est à parier que le son dark de Kery va faire vibrer les enceintes des puissantes wagos (voitures) des jeunes des cités des quartiers périphériques de France, de Navarre et de son Outre-mer. Et pas seulement d’ailleurs, car le rappeur d’Orlywood est désormais une signature reconnue au-delà du champ du Hip-Hop.

La légende Charles Aznavour a même tenu à l’inviter dans une émission, animée l’an dernier par Michel Drucker, le pape des émissions grand public en France, afin que la ménagère de moins de 50 ans découvre cet auteur-interprète de talent, issu de cette banlieue parisienne si redoutée, méconnue et dévalorisée, chanter le poignant et magnifique « A l’ombre du show bizness ».

Engagement et conscientisation comme leitmotiv
Un an à peine après la sortie de son quatrième album «A l’ombre du show-business», le MC du Val-de-Marne vient bousculer les nouveaux caciques de la variété française telle qu’Olivia Ruiz ou Calogero. Ce nouvel album est dans la continuité du précédent, solaire. Il y a moins de guests que sur le dernier album. Dans «Réel», tous sont des hommes et Français. Mr Toma, Admiral T, Le Rat Luciano de la Fonky Family (FF) et Médine remplacent J-Mi Sissoko, Black Vener, Chauncey Black, Grand corps Malade, Zaho, Dry, Charles Aznavour et Kanya Samet.

Son puissant grain de voix légèrement rauque et chaud mitraille de longues mélopées mélancoliques où la plainte et la victimisation n’ont pas leur place. "Le Retour du rap français"... donne le ton du disque, qui est de qualité. Kery rappe entre autre «C’est le rap de l’engagement, la fierté des banlieues, et en fait, c’est le seul rap, qu’ils craignent surement en haut lieu, y a plus de thune en France, depuis l’euro, on ne fait que survivre, t’étonnes pas si l’atmosphère est explosive, les nouveaux riches se font rares, comme les espèces, normal, le Fisc a piégé l’ascenseur social, tout le monde triche, pas pour gagner, mais pour exister, tout le monde emprunte, personne n’achète, presque tout le monde est endetté, les étudiantes se prostituent, tout le monde a faim, sors tes thunes des banques, planque les sous le lit, c’est la fin, nos p’tits frères vendent de la daube, tape de la coke, sont violents, insolents, persuadés qu’on ne peut devenir riche, qu’en volant, les Noirs et les Arabes remplissent les prisons, J’fais du rap qui leur propose un autre horizon, j’ai mes raisons et j’ai raison, j’suis en direct de la rue, c’est le retour du rap réaliste, ici y a pas de place pour ton rap capitaliste, "capi" "capi" capitaliste (…) »

Le décor social français de ce début de siècle est posé. L’étoile rouge sur fond noir, nouvel étendard du Maître de cérémonie d’Orly, s’explique ainsi par sa grille de lecture marxiste et anti-impérialiste de la société. «Une chaussure pour Bush, un gros mollard pour Poutine, "Rtfou", je représente les frères qu’ils oppriment, mon rap est Africain, parce que mon rap a une mémoire, je suis comme Madame Taubira, j’aspire à connaître notre histoire (…) », entonne t-il avec conviction.

"Réel" ou la quand la seconde France s’explique

Le morceau «Réel » rappelle subrepticement le morceau « Que pour les vrais » de son poto Rohff. Ce titre au son dirty et schizophrénique est un réquisitoire et une mise au point contre un certain rap. Il récite que «les rappeurs racontent des histoires, à toi d’voir si tu veux y croire, mais la plupart sont des mythomanes, qui rêvent leur vie, envient la vie et le cauchemar de Tony, tous prétendent être des gangsters, et s’imaginent que rapper c’est comme faire, ils chantent la rue depuis leurs studios, ni youv (voyou) ni caillera (racaille), rien d’autre que des sales gosses avec un micro (…) ».

Ce cinquième album, réalisé par Kilomaître et produit par Blastar, Wealstar, Nino et Skalp, est tout simplement une réussite. Les sonorités sont originales et de qualité. « Je représente », un hymne dansant aux minorités enjoint «ceux qui veulent nettoyer au karcher, au rap contestataire, aux familles nombreuses, aux sœurs qui stressent face à la vie comme une montagne, celles qui élèvent leurs gosses seules, paient leur loyer seule, même qui trafiquent pour manger (…) » à ne pas courber l’échine et à se lever.

Kery James (c) AFP -  Alain JocardLe titre «Promis à la victoire» avec le Guadeloupéen Admiral T est très séduisant sur le plan lyrical et "ambianceur". Sur les dance’ hall, on peut parier qu’il fera un malheur. Les morceaux « Le prix de la vérité » avec Médine est un monument. L’intégration à la française y est questionnée par Kery, notamment quand il lâche les lyrics suivants « Au pays des droits de l’homme, mais de quel homme ? Je rentre pas dans leurs critères mais de quelles normes ? S’intégrer ? Mais sous quelle forme ? Avec mes cheveux crépus et mes lèvres gonflées, même moi j’ai du mal à le croire mais à ce qu’il paraît je suis Français, franchement sans vous offenser, j’suis pas venu en France pour danser, mais pour banquer, j’ai troqué le zouk contre du sale rap français (…). Idem pour le principe de laïcité à la française également interrogé quand il dit : « J’peux pas porter le masque occidental du gentil négro, hypocrisie démocratique, deux poids deux mesures, va dire aux provocateurs que je rejette leur candidature, votre justice porte un voile arbitraire et opaque, on parlera laïcité pendant les vacances de Pâques, j’ai trempé ma vérité dans du piment, comme Fabe j’ai encore la pertinence de l’impertinent (…) »

La Palestine, le cœur de l'album

Le morceau « Paro » est « paroxystiquement paranoïaque », « Au pays des droits de l’homme » sur le milieu carcéral et les conditions de détention dans les prisons françaises ainsi que « Le respect du silence » avec Le Rat Luciano sont des prods classiques et définitivement hardcores, où l’alliance du son, des flows et le contenu des textes sont en parfaite osmose.

L’émotion est au rendez-vous dans la « La Poudre aux yeux », où Kery dénonce les ravages de la cocaïne. « Avec le cœur et la raison », le bijou-ovni de l’album est un réquisitoire contre la colonisation de la Palestine et surtout un modèle d’accusation et d’engagement pour la paix. Kery n’appelle « nullement à la haine. Pour ceux qu’on chasse de leurs maisons, j’écris ce texte avec le cœur et la raison, j’y peux rien si la vérité vous effraie, mais j’suis ni aveugle ni sourd ni muet, se taire c’est parfois cautionner la violence et le non droit, je ne serais pas complice du silence, anticolonialiste ce n’est pas être antisémite, j’suis qu’un homme avec le sens de la justice, je n’ai que la parole pour treillis, pour ceux qu’on traite en étranger dans leur propre pays, pour ceux qu’ont été spoliés, volés, qu’ont vus leurs droits les plus fondamentaux violés (…) » L’écriture bouleversante de Kery James est ciselée, précise et précautionneuse.

Révolte et émotion pure

« Lettre à mon public », dernier titre de l’album est une introspection de l’artiste sur lui-même. Un face-à-face sincère où il étale ses défauts, son parcours, la dualité de sa personnalité, entre Bien et Mal… Sa réalité. Kery James « Le Mélancolique » se découvre. Ecrivant au chalumeau, ses paroles sont sensibles, brûlantes et incandescentes. « Je n’aurai que deux choses à dire, j’ai honte et merci. J’ai honte de ne pas être celui que vous admirez, je ne serais jamais uniquement celui qui vous espérez, en moi y’a de l’amour mais en moi y’a de la haine, en moi y’a de la peine et il me reste un peu d’humour, en moi y’a de la tendresse mais je peux être une brute, dans ma bouche y’a que la sagesse mais y a parfois des insultes, j’aime la paix mais j’aime aussi la résistance, conscient que la violence peut être la dernière chance d’obtenir la paix, moi aussi j’ai ma part d’ombre, et je suis seul face à elle comme ma part de lumière tombe, ma part d’ombre a peu de morale et de vertu, ce qu’abandonne ma lumière ma part d’ombre le perpétue (…) », livre t-il à son public.

Kery James rend plus qu’une très bonne copie. Engagé, inspiré, conscient, mélancolique, réaliste, « Réel » de Kery James symbolise la révolte et l’engagement d’une génération soucieuse de plus d’égalité, de fraternité et de justice. Ce témoignage musical transpire le clair-obscur, le désir de se maintenir debout et d’avancer avec ambition quelque soit le bagage culturel de départ, banlieusard ou non. "Réel" reste résolument une chronique lumineuse, rédigée en direct de la rue, et riche en enseignements. Est-il nécessaire de dire que c’est l’un des albums français phares, toutes musiques confondues, de ce début d’année 2009 ?

 
Entretien avec Kery James

Kery James (c) AFP - Alain JocardComment choisissez-vous vos thèmes ?
Kery JAMES : Sur cet album-là « Réel », on avait pour ambition de revenir aux sources du hip-hop et d’aborder des thèmes éclectiques concernant l’actualité du monde et de la France, la vie des gens et remettre en question un certain type de rap français.

Comment procédez-vous pour écrire un morceau ?
Kery JAMES : J’écris sur ce qui me touche personnellement. Je pense que si on n’a pas une sensibilité très développée, quelque soit la manière dont elle s’exprime, il est difficile alors de toucher et de parler aux gens qui nous écoutent. Un artiste met en scène ce qu’il ressent. Je suis un artiste mais avant tout un être humain. Mon écriture correspond à ma personnalité, à mon parcours de vie. Elle est faite de révolte. C’est aussi un appel à la responsabilisation. Pour écrire un morceau, je choisis un thème avant de mettre en forme mon texte. Je couche des idées sur le papier et puis je les axe dans le sens des thématiques. C’est par la suite que cherche à travailler les rimes ou la prose. Avant même d’écrire la chanson, je dirai que je sais déjà ce que je vais dire. Avant, j’étais plus instinctif dans l’écriture. J’ai écrit pas mal de textes en y abordant des sujets divers. Cette façon de travailler moins dans la spontanéité et l’instinct m’oblige désormais à être plus précis dans l’organisation de mon propos. Cette méthode améliore ma qualité d’écriture.

« Réel » est le nom de votre album. Est-ce l’ensemble des titres qui déterminent le choix final du titre de l’album ou l’inverse ?
Kery JAMES : Comment ça s’est passé sur l’album Réel  ? Ce sont les différents titres de l’album qui m’ont inspiré le titre final de l’album. Par contre l’envie d’avoir un album plus contestataire, plus revendicatif et à l’image de mon précédent album « A l’ombre du show-bizness ». C’était mon envie dès le départ de faire un disque avec ce souffle-là. On avait hésité entre les titres « Réel » et le « Retour du rap français ». Il fallait un titre court et « impactable » pour la campagne de publicité. En plus « Réel », ça peut vouloir dire : Rap Engagé Educatif et Libre. Dans les autres de mes albums en général, j’agis de cette façon, à l’exception de « Ma Vérité ».

Cet album est-il une mise au point de Kery adressé à des rappeurs français en particulier ?
Kery JAMES
: Depuis l’album « Si c’était à refaire » en 2001 j’ai fais régulièrement des morceaux qui remettent en cause la direction que prend le rap français, notamment le titre « Parce que ». Mon discours n’a pas changé. Je tiens exactement le même. Sur cet album, je me montre plus virulent encore dans ma relation au rap français auquel j’appartiens. Que ce soit clair, il n’y a pas volonté de s’attaquer à une personne en particulier. Je souhaiterai défendre et imposer une autre vision de la vie et du rap, car elle doit pouvoir exister. Cet album est plus contestataire et l’engagement y est fort. Dans « Réel » les sons sont lourds, lancinants et ravageurs. Un sentiment de nostalgie très fort habite le disque. Cet album a été fait dans l’urgence et réalisé en peu de temps. Il est à l’image de la situation de crise (sociale, économique, politique) dans laquelle le monde entier est tombé. La France aussi a basculé dans cette même situation. L’urgence nous submerge tous, à tel point qu’elle est telle dans notre quotidien et forcément cela se ressent aussi dans mon disque. Tout cela explique la nature dure de ma musique. En quelque sorte, on retrouve encore le Kery James le mélancolique. Si le public parvient à ressentir cette urgence, alors j’estime qu’on s’est compris. Ce n’est pas par hasard que l’album s’appelle « Réel ». Cet album montre un retour aux sources du rap. Au rap français tel que je l’aime. Il se veut plus street, plus rue donc plus réel dans sa musicalité et ses paroles.

Kery James (c) Arthur DelloyeQue voulez-vous dire dans votre chanson « Avec le cœur et la raison » : « C’est un appel à partager leurs peines, mais les ignorants diront que c’est un appel à la haine… »
Kery JAMES : Ce morceau « Avec le cœur et la raison » m’est très cher. La question de l’occupation de la Palestine, je ne l’ai pas découverte en 2009. J’ai toujours été du côté des Palestiniens et solidaire de leur combat et de leurs souffrances. Pour des raisons de conjectures, je n’étais pas encore parvenu à trouver le bon moment pour dédier une chanson au peuple de Palestine. C’est désormais chose faite. Il faut dire aussi que les massacres de Gaza, ces derniers mois, ont accéléré les choses. Cette tragédie était insupportable. Il y a eu heureusement une prise de conscience à travers le monde et notamment en France de ce que vivent au quotidien les Palestiniens. Les gens ont pu être informés de ce qui se passe là-bas. L’album a l’avantage de sortir au moment où ces faits sont encore assez présents dans les esprits. Ce morceau « Avec le cœur et la raison » est un texte important et que j’assume pleinement. Je prends « des risques » en l’écrivant, c’est pourquoi je prends des précautions. J’ai peur en effet d’être l’objet d’attaque d’une certaine pensée et idéologie dominante.

Dans mon texte j’écris : « Pour ceux qu’on chasse de leurs maisons, j’écris ce texte avec le cœur et la raison, j’y peux rien si la vérité vous effraie, mais je suis ni aveugle ni sourd ni muet, se taire c’est parfois cautionner la violence et le non droit, je ne serai pas complice du silence, anticolonialiste ce n’est pas être antisémite, je suis qu’un homme avec le sens de la justice, je n’ai que la parole pour treillis, pour ceux qu’on traitent en étranger dans leur propre pays, pour ceux qu’on été spoliés, volés, qu’on vus leurs droits les plus fondamentaux violés (… ) » Dans les médias je précise bien, pas chez le peuple français, on laisse régulièrement entendre que le conflit israélo-palestinien est équilibré, à part égale et qu’il s’agit seulement de deux peuples qui se disputent une terre. A partir de là, il va être difficile de prendre partie. Or, c’est faux. « Il y a bien un occupant et un occupé, il y a bien un oppresseur et un opprimé (…)». Quand on observe l’histoire, les conclusions peuvent être autres. Qu’on on va sur le terrain et qu’on voit ce qui s’y passe, on constate que le rapport de force est inégal. C’est la juste réalité. Il n’y a rien d’autre à ajouter. Je parle en connaissance de cause pour m’être rendu dans la région du Proche-Orient, il y a trois mois. La situation y est terrible et préoccupante d’un point de vue humain pour les Palestiniens. Et quand je parle dans ma chanson des conséquences de cette occupation sur les Palestiniens, j’évoque aussi bien les Arabes chrétiens que les Arabes musulmans. Je prends position pour les Palestiniens, mais je ne me fais pas le chantre de la haine. Je chante qu’ « il est question de faits établis, pas de point de vue, Ma raison peut s’y tenir même si mon cœur est ému, il ne s’agit pas de deux forces égales qui s’affrontent, les médias parlent de guerre quelle honte, la troisième puissance armée face à une nation sans Etat, plus de 10 000 contre dix, à la dernière Intifada, C’est ça la guerre ? (…) » J’assume d’avoir écrit cette chanson. Pourquoi y aurait-il de la crainte ? Il était important d’expliquer ma démarche afin de ne pas être taxé d’antisémitisme. Ce texte est ma seule défense. C’est pourquoi j’y mets beaucoup de garde-fou, de précautions pour ceux qui ne comprendraient pas ou chercheraient à travestir ma vérité.

Revenons un instant sur la polémique concernant le vote aux Victoires de la musique…
Kery JAMES : Soyons clair, je ne vais pas m’éterniser sur le sujet, juste dire que la musique est pour moi davantage un moyen qu’une fin. Je ne cherche pas à prendre la tête du combat. Il est clair que le système de vote aux Victoires de la musique est compromis. Il avantage largement les maisons de disques les plus importantes qui raflent la grande majorité des prix. Elles ont le plus de votants, car le plus d’employés.

Récemment, vous et des proches auriez eu une altercation avec le rappeur Black Vener. Qu’en est-il exactement ?
Kery JAMES : J’ai écrit un courrier sur mon skyblog dans lequel je m’explique sur cette histoire. Elle clarifie cet épisode. Vous me demandez si je suis un homme de paix : alors je dis franchement oui. Je suis toujours un homme de paix. Juste un homme qui veut la paix et du respect comme tout un chacun. Simplement… La paix passe parfois, malheureusement, par la lutte.

> A lire aussi Entretien de Kery James avec RFO en février 2008

Le blog de Kery James

> Kery James est en tournée en juin et juillet (voir les dates sur son blog) et le 18 décembre 2009 au Zénith de Paris

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