Bienvenue sur le portail de France3.fr

MUSIQUE

11/05/2009 | 17:56 par Laure NARLIAN

Laurent Garnier: rencontre avec un techno-mutant

- Laurent Garnier, le dj érudit aux idées larges - AFp - Jeff Pachoud -

Laurent Garnier, le dj érudit aux idées larges

© AFp - Jeff Pachoud

Le dj techno que le monde nous envie sort un nouvel album éclectique mêlant le jazz à l'afro-beat et au hip-hop

Evoquer le nom de Laurent Garnier revient souvent à convoquer l'image d'un garçon penché sur ses platines, une forêt de bras levés au premier plan vibrant à l'unisson sur de la techno.

Son nouvel album va radicalement réviser cette image en lui superposant celle de chef d'orchestre du XXIe siècle dirigeant avec passion instruments live et machines.

Nous l'avons rencontré: il nous parle ci-dessous de son travail sur l'album et le live mais aussi entre autres de son amour du jazz, de la techno de Detroit et du club Yellow de Tokyo.

> Lire notre chronique de l'album de Laurent Garnier "Tales of a Kleptomaniac" (PIAS) sorti le 11 mai 2009

> En concert notamment le 28 mai à Paris au Bataclan (album release party) et le 20 mai à Lyon au festival des Nuits Sonores

La page Myspace de Laurent Garnier

 
Itw Part 1: "je reviens à mes vraies racines"

Laurent Garnier, master at work (c) PIAS- Avais-tu avant de le commencer un désir fort ou un plan de vol assez précis pour cet album ?

Laurent Garnier:  Je n'ai jamais de plan de vol précis, mais la première idée que j'avais à la base c'était d'un côté continuer ce que j'avais commencé avec mon précédent album, The Cloud Making Machine, c'est à dire un truc plus introverti, plus cinématique, à écouter à la maison, et d'un autre coté l'envie de revenir à mes premières amours c'est à dire la musique black et le dance-floor.

J'étais donc un peu tiraillé entre les deux, j'ai fait beaucoup de musique et petit à petit je me suis rendu compte que l'album était en train de m'emmener vers la suite logique de ce que j'avais pu faire avec mes musiciens sur scène. Tout ce que j'ai appris en travaillant avec eux depuis quelques années est devenu l'essence qui a fait avancer la machine. Donc un truc qui est plus ancré sur la musique noire on va dire, pas que le jazz mais la funk, la soul, la musique africaine.

- Ne crains-tu pas que ton public techno soit un peu désarconné par ce disque ?

- Je pense que c'est 50/50. J'ai un public de fidèles qui connaît mon côté ouvert, et puis il y a une autre partie du public, et ca c'est très français, qui a collé cette étiquette techno et qui ne voudra pas en sortir. Sur l'album il y a deux-trois morceaux techno donc c'est plus que sur le précédent, The Cloud Making Machine, où il n'y en avait pas du tout (rires).

Laurent Garnier en plein effet (2003) (c) AFP - Albane Laure De toutes façons, je ne fais pas de la musique pour le public techno, j'ai envie avant tout d'être sincère, j'écoute beaucoup de choses et pour moi c'est une avancée. J'ai l'impression que c'est un album mature, réfléchi, plus posé, moins dingue que Cloud Machine. En tout cas, avec ce disque je reviens à mes vraies racines, la musique noire en général, parce que j'ai grandi avec le funk, la soul, le hip-hop avant de bifurquer vers des choses plus synthétiques, les Cure, mais aussi le rock avec les Clash.

- Quel était le challenge pour ce disque?

J'avais envie au niveau des sonorités d'avoir un panel beaucoup plus grand que tout ce que j'avais fait avant. J'avais envie de sortir un peu du carcan de percussions 909, 808, 707, tout ces trucs qu'on a déjà entendu 10.000 fois et puis surtout toutes les percussions que les mecs utilisent dans la musique minimale allemande: ils ont tous un ou deux plug-in et du coup on retrouve la même sonorité partout.

Ensuite, je voulais offrir quelque chose d¹unique en live, oser des choses. Pas question de me retrouver sur scène tout seul avec un ordinateur portable, d'abord parce que c'est inintéressant pour moi et ensuite parce que pour le public c'est aussi passionnant que de regarder un mec derrière son bureau envoyer des e-mails. Si c'est pour me retrouver derrière les machines, que tout soit pré-programmé et écrit de A à Z et que j'aie juste à toucher des potards pour ouvrir des filtres, eh bien je reste chez moi. Aller sur scène à mon sens c'est se mettre en situation de risque, c'est jouer un peu sur le fil du rasoir.

- Un chose me frappe sur ce disque c'est que même s'il est beaucoup plus optimiste que son prédécesseur, il y a une mélancolie sous-jacent qui court tout du long, même sur les morceaux les plus booty comme No Music. Est-ce que c'est la patte Garnier ?

- Oui, c'est moi. C'est un disque très éclectique et si cette mélancolie, cette patte, donnent une cohésion à l'ensemble eh bien j'en suis très fier. C'est vrai qu'il n'y a peut etre qu'un titre qui n'est pas mélancolique c'est Gnamankoudji : celui là c'est la joie de vivre. La raison pour laquelle j'ai toujours été attiré par le son de Detroit c'est parce qu¹il a une base mélancolique.

D'ailleurs, mon coeur revient toujours au bout du compte à Detroit. Quand tu écoutes la soul de Detroit, celle de Motown, il y avait une réelle tristesse. Quand tu écoutes les Stooges et le MC5 dans le rock c'est pareil. Ce n'était pas de la pop insouciante, du vanille-fraise avec des gonzesses à couettes. Le blues aussi a été aussi énorme dans la Motor City, une ville triste et dure où des gens qui souffrent utilisent la musique pour exister. J'aime ça, c'est quelque chose qui me touche. Alors inconsciemment j'y reviens toujours : sur le clavier, j'aime plus les touches noires que les touches blanches, tous mes musiciens le savent.

 
Itw Part 2:"Sur scène, on est complètement libres"

Laurent Garnier penché sur ses machines (c) AFP - Jeff Pachoud- Préfères-tu être sur scène avec tes musiciens ou être seul dans ton studio ou dans ta cabine de dj?

- J'aime les deux. Ce que j'aime bien dans le studio c'est qu'on est en recherche perpétuelle. Avec dix solos enregistrés par un musicien je découpe et recoupe et n'en fait qu'un. Le bonheur en studio c'est qu'on peut toujours revenir en arrière, recommencer, retoucher, peaufiner. L'inconvénient c'est que c'est sans fin car on n'est jamais satisfait.

La scène me plait aussi beaucoup, pour la liberté et l'urgence. On réinvente tous les soirs notre musique, on essaye constamment de nouvelles choses, il y a une réelle osmose avec mes musiciens et on ne joue jamais de la même façon: certains soirs, tel morceau va durer trois minutes et une autre fois 15. On est complètement libres, il n'y a rien de figé dans le live, ce n'est pas pré-écrit. On est dans la création pure et un morceau peut être nul un soir et magique le lendemain, j'aime ce côté risque de la scène. Mais c'est épuisant.

Quand tu joues des disques en tant que dj, c'est plus facile, tu sais ce qui marche et ce qui ne marche pas et les morceaux que tu joues sont fixés sur le vinyl. Le live c'est beaucoup plus casse-gueule, c'est vivant, tu dois gérer tous les éléments - moi aux machines j'ai le pied, le charley, la basse, les violons etc,(- et à côté il y a les musiciens et là je me dis "maintenant, il faut que je construise".

Laurent Garnier à la maison (c) PIAS- Donc sur scène vous improvisez vraiment,  à la façon des musiciens de jazz ?

- Oui carrément, car on improvise la structure même du morceau et les musiciens font des impros sur tout. Mes musiciens connaissent les thèmes mais ils ne savent jamais quand ils faut les placer, c'est toujours moi qui les dirige. On a plein de signes pour communiquer. C'est de la cuisine: tu sales trop c'est dégueulasse, tu pimentes pas assez il manque un truc. On construit tous les soirs ensemble et après les concerts on se fait des gros debriefings sur ce qui était bon ou pas, on se prend la tête. Mais il y a des moments de grâce.

La semaine dernière on a joué au Printemps de Bourges et c'était terrible. Par exemple, pendant un morceau ou normalement il n'y a qu'un seul des cuivres, le trompettiste, qui doit faire un solo, tout à coup me vient une idée et je vais voir mon saxo et je lui dis "maintenant à toi !". Il me regarde et il me dit "mais je fais quoi ?" et je lui réponds "vas-y envoie palapapalapala" et c'est super bien passé. Mais c'est très intense, bien plus fatigant qu'un set de dj de 5 heures !


- Toi qui n'a pas eu de formation musicale académique, comment fais-tu comprendre à tes musiciens ce que tu attends d'eux ?

- Ca a été super long d'apprendre à communiquer avec mes musiciens, mais je leur fais écouter beaucoup de disques. Ma façon de m'exprimer, depuis que je suis môme, c'est les disques. Je suis dj après tout, les disques c'est mon métier ! Par exemple, ce que j'ai fait avec l'ingé-son, j'ai gavé son ordinateur de disques pour qu'il entende un condensé de ce que j'aime : le son de saxo sur tel disque, le son de la basse sur ce truc là et l'énergie de cet autre morceau. Au début il avait du mal, il me disait "mais rien ne se ressemble !" et je lui répondais "on s'en fout, on ne veut pas coller à ces disques-là, je veux juste te faire comprendre l'univers, c'est comme si tu apprenais un nouvel alphabet."

La première personne avec laquelle j'ai pu m'exprimer c'est mon saxophoniste avec lequel je suis depuis une quinzaine d'années. Au début nous n'avions pas du tout le vocabulaire commun pour se parler. Il vient vraiment du jazz, et moi j'en écoutais déjà, mais pas assez, et il m'a guidé, aiguillé, notamment sur le travail de Miles Davis. On a dû mettre quatre ou cinq ans avant de pouvoir vraiment communiquer. Maintenant je peux lui donner des morceaux précis où je veux une couleur, un grain, un phrasé, donc j'ai appris comme ça, sur le tas.

 
Itw Part 3: "Que ferait Miles Davis aujourd'hui ?"

"Kind of Blue", un album de Miles Davis qu'a écouté Laurent Garnier "plus de 5000 fois" - Que représente pour toi le jazz et Miles Davis en particulier ?

- La recherche, c'est ce qui me plait dans le jazz et c'est ce qui m'a toujours excité chez Miles, Sun Ra, Weather Report, Zawinul. Il y a une question que je me pose souvent : qu'est ce que ferait Miles Davis comme musique aujourd'hui s'il était vivant? Je pense qu'il ferait du hip-hop et sans doute de la musique électronique car il était non seulement passionné par les machines mais surtout par l'expérience. J'écoute beaucoup la musique de Miles Davis pour les recherches, en essayant toujours de comprendre ce qu'il a cherché à faire. Je ne suis pas d'accord avec les jazzmen qui ont décrété que la mort de Coltrane et Miles Davis ont signé l'avis de décès du jazz car je considère que le jazz est une musique vouée à avancer en permanence.

J'ai découvert récemment Weather Report grâce à mon clavier, Benjamin. Il m'a emmené voir Joe Zawinul pour son dernier concert avant sa mort et j'ai compris ce qu'il me racontait depuis quatre ans: c'était de la techno 20 ans avant l'heure, ces gens là étaient dans la même recherche d'expérience. J'aime la liberté du jazz. Plus j'écoute cette musique là et plus je sens de similitudes avec mon monde.

- Tu es considéré comme « LE » dj Techno mais peu d'artistes sont aussi ouverts que toi musicalement, comme tu le prouves encore sur ce nouvel album. Ce label de maître de la techno te pèse-t-il ?

- Disons que je me sens un peu étriqué dans cette étiquette mais pour moi la techno a toujours été une musique de recherche donc je ne ferme absolument aucune porte. J'en joue toujours énormément, ca fait partie de ma vie, mais je ne pense pas que je représente encore le monde de la techno. Ca ne sert à rien de prêcher dans ton église.

Laurent Garnier: "le live, bien plus fatigant que le dj'ing" (c) AFP - Albane LaureJ'ai envie d'aller de l'avant, c'est une démarche personnelle, mon but n'est pas de faire avancer le shmilblick, de faire évoluer la techno. Accessoirement il me semble quand même que les gens qui ont essayé des choses pour eux mêmes ont souvent fait avancer la musique dans son ensemble. Mais je ne me dis pas "je veux faire quelque chose de novateur". Au fond je veux juste faire quelque chose qui m'est cher, qui m'est propre.

- Ton ouverture musicale a-t-elle des limites ?
- Non, je crois qu'il n'y en a pas. Par exemple je n'aime pas trop la country mais j'adore le rockabilly, qui est lui-même très ancré dans la country. Chez Johnny Cash par exemple, il y a des choses qui me plaisent et me touchent. Donc je crois qu'il n'y a pas de limites dans la musique. Je pense qu'il existe une clé pour ouvrir chaque porte.


J'en ai converti plus d'un à la musique techno, des gens qui étaient pourtant très fermés, parce qu'il y a toujours une clé. Un mec qui déteste la techno et qui est à fond dans le rock, tu lui fais écouter Aphex Twin, il ne peut pas rester indifférent. A l'inverse, un mec qui déteste le rock et qui n'écoutes que de la techno, tu lui fais écouter Radiohead ou M83, ca ne peut que lui parler parce que c'est très synthétique.

Il ya toujours eu des gens qui ont fait le pont. C'était moins à la mode à un moment et maintenant ça revient. C'est pour ca que les musiques stagnent à un moment et puis reviennent. Regarde le rock ou le folk qui étaient poussiéreux et reprennent vie en ce moment avec tous les gamins de 18 ans qui se les réapproprient et leur redonnent de la légitimité. Non, en fait la seule limite pour moi c'est la musique de merde (rire). Et ca hélas il y en a dans tous les styles !

 
Itw Part 4: "le Club Yellow, ma drogue"

- Que représentait pour toi le Club Yellow de Tokyo, qui a fermé en juin dernier et auquel tu consacres un morceau sur ton album (Last dance @ Yellow) ? 

- J'ai fait la fermeture de deux clubs mythiques l'an dernier. Au Yellow (à Tokyo), ils m'ont demandé de jouer pour la fermeture le vendredi soir pendant 12 heures et le lendemain nous avons joué à trois avec François Kevorkian et Jo Claussell durant à peu près 30 heures.

Laurent Garnier fait la fermeture du Club Yellow à Tokyo, juin 2008 (c) Alexis BernierLe Yellow ca représentait tout ce dont j'ai toujours rêvé depuis que je suis gamin. C'est à dire un endroit, un lieu, où le son est sublime, où les lumières sont très belles, où le public est complètement ouvert et où on est totalement libre d'exprimer ce qu'on a envie d'exprimer. C'est à dire que si un soir un Dj ne jouait que de la drum'n'bass pendant dix heures d'affilée, le public allait danser pendant dix heures et que si le lendemain moi je décidais de jouer un peu de techno, un peu de funk, un peu de soul, du reggae, de la salsa et puis un morceau de Jean Sébastien Bach, il n'y avait pas de problème, je pouvais le faire et on l'a fait. Le dernier soir, on a même passé des prières de bonzes tibétains pendant dix minutes à quatre heures du matin et tout le monde avait les yeux fermés, les bras en l'air !

C'était un vrai espace de liberté. C'était ma drogue, ma bouffée d'air frais. Tous les 6-7 mois, je venais là m'exprimer plusieurs heures d'affilée et me permettais de faire ce que j'avais envie de faire. C'était un peu ma maison, comme le Rex Club (à Paris) a été ma maison très longtemps. Il y a des lieux comme ça dans ta carrière où tu ne sais pas pourquoi tu fais partie de la famille et le Yellow était un de ces endroits. Le fermer a été un déchirement énorme. Je me suis dit que je fermais un vrai chapitre de ma carrière.

Le meilleur public du monde, pour Garnier: celui du club Yellow (c) Alexis BernierEt bam, six mois après on se prend la fermeture de The End à Londres, qui était ma seconde maison ! Mais The End j'en souffre moins car je n'avais pas cette relation aussi forte avec le public. Je pouvais me permettre plein de choses là-bas mais je ne pouvais pas aller à fond. Le public japonais est vraiment unique, tous les dj's te le diront. Le Yellow c'était vraiment le club où j'étais totalement libre: j'ai joué les Wings, de la salsa, les Sex Pistols, de la techno, du Alan Vega,  je ne peux pas faire ce genre de choses ailleurs. Souvent, je gardais un disque au chaud pendant 6 mois en me disant, "celui là, je vais le jouer au Yellow".

 
Biographie express de Laurent Garnier

Laurent Garnier, 2009 (c) PIAS- 1966 : le 1er février, Laurent Garnier naît dans une famille de forains dont il est le cadet. Enfant, il baigne, dit-il, dans la musique car son père achète beaucoup de disques pour ses manèges. Dès l'âge de huit ans, il est « obsédé par la musique » et veut la partager. Ensuite, ça ne s'arrange pas : son rêve est de faire danser les gens et il transforme alors sa chambrette de Bougival en mini-discothèque avec boule à facettes, piste de danse et console de dj.
- 1980 : A 14 ans, il anime déjà toutes les boums de son quartier et monte une radio pirate qui émet tous les vendredis soirs

- 1984-85 : Après avoir fait l'école hôtelière, Laurent Garnier est nommé valet de pied à l'ambassade de France à Londres. Il y reste deux ans et y découvre chaque soir les fêtes dans les sound-systems, les hangars et les clubs, et en particulier le Mud Club, la Mecque du nightclubbing anglais.

- 1987 : Garnier est recruté à l'automne sous le nom de Dj Pedro à l'Hacienda de Manchester de Tony Wilson, club mythique s'il en est, pour animer les soirées hebdomadaires Zumbar, concept de soirées décadentes «caliente » pour public trendy. Garnier fait désormais partie de la famille de l'Hacienda et malgré un retour précipité en 1988 en France pour faire son service militaire, il sera réintégré derrière les platines dès son retour en 1989.

Laurent Garnier (c) PIAS- 1989 : Laurent découvre à l'occasion du second Summer of Love (il a loupé le premier pour cause de service militaire) les raves de Manchester qui passent acid music, house, techno, hip-house sur des sound-systems ultra-puissants. Mais c'est surtout cette année là qu'il affirme son style (mêlant ghetto house de Chicago, techno et new beat) et bâtit outre-Manche sa réputation de sorcier des platines en officiant derrière les consoles de quelques grands clubs du nord de l'Angleterre, à Manchester, Blackpool et

Liverpool.

- 1990 : retour à Paris où il anime les samedis soirs rock à la Locomotive et certaines soirées du Palace, tout en continuant à traverser régulièrement le channel pour officier dans les clubs où il reste résident en Angleterre. Il entre aussi à Radio Nova, crée les soirées techno-house à La Luna et à l'An-fer de Dijon.

- 1994 : avril, Laurent Garnier fonde avec Eric Morand le label F-Com avec pour slogan « After E comes F ». Ce label, qui est actuellement sur "pause", devient rapidement la plus célèbre écurie de la techno made in France. Sortie en octobre de la même année du premier album de Garnier « Shot in the Dark ». L'année suivante, F-Com se retrouve sous le feu des projecteurs avec la sortie et le succès de l'album « Boulevard » de Ludovic Navarre, alias St Germain.

- 1995 : septembre , réouverture du Rex Club, entièrement relifté et désormais consacré à la musique électronique. Laurent Garnier, qui en a converti bon nombre à la techno et a conquis en France un public hyper fidèle, en sera le dj résident emblématique pour les dix ans à venir.

- 1997 : sortie du second album de Laurent Garnier, « 30 » qui contient son hymne le plus célèbre, « Crispy Bacon » .
- 1998 : Il obtient avec « 30 » la Victoire de la Musique, catégorie Album Dance de l'année.

- 2000 : Sortie de son troisième album «Unreasonable Behaviour», qui contient le hit inusable « Man with the Red Face », et première tentative d'intégrer des musiciens classiques à ses morceaux, en particulier avec le saxophoniste Philippe Nadaud.

- 2003: sortie d'"Electrochoc" (Flammarion), auto-biographie de Laurent Garnier écrite avec David Brun-Lambert, et qui offre un témoignage unique sur l'histoire du mouvement techno et de la musique électronique. Cet ouvrage doit bientôt être adapté à l'écran sur un scénario de fiction signé Garnier/Brun-Lambert, tournage prévu en 2010.

Electrochoc de Laurent Garnier et David Brun-Lambert (Flammarion)- 2005 : quatrième album, « The Cloud Making Machine », un album introspectif et cinématique qui s'écarte radicalement du dance-floor. Garnier déménage ensuite de Paris pour la provence, et collabore les années suivantes avec deux chorégraphes de renom: Angelin Preljocaj et Marie-Claude Pietragalla.

- 2007:
sortie de l'album live "Public Outburst".
- 2008 : juin, fermeture du club Yellow de Tokyo, son club préféré au monde, "sa drogue", avec 12h de dj'ing non-stop suivies de 30h à six mains (avec François Kevorkian et Jo Claussell), une pratique d'endurance exceptionnelle dont il est coûtumier aux quatre coins du globe depuis une dizaine d'années.

- 2009 : cinquième album studio, «Tales of a Kleptomaniac» précédé du single "Gnamankoudji" ("jus de gingembre" en ivoirien) accompagné d'une tournée mélangeant musiciens classiques et machines.

Commentaires - passer au bloc suivant
   

Publicité

   
   

Liens publicitaires

   
   

Voir aussi

Tournoi des VI Nations

Faîtes vos pronostics gratuitement et défiez vos amis !

Ski Challenge 2012

Participez à la meilleure simulation de ski et gagnez les cadeaux mis en jeu !

NOUVEAU Questions Pour Un Champion On Line !

Découvrez la nouvelle version du célèbre jeu en ligne !

Tout Le Monde Veut Prendre Sa Place!

Jouez au jeu culte sur internet! Gratuit!

   
Informations légales
Logo France Télévisions Droits de reproduction et de diffusion réservés © 2012 France Télévisions
Devenir annonceur sur nos sites | Mentions légales et crédits | Conditions générales d'achat
France 3.fr, adhérent du Geste, est un site du groupe France Télévisions
Les sites du groupe France Télévisions :