Le ballet de l'opéra de Paris rend hommage à Maurice Béjart.
© France 2Le programme, affiché pour 15 représentations, en phase avec le souci de Béjart de toucher un large public, avait été imaginé avant son décès, le 22 novembre 2007, à l'âge de 80 ans.
Cette sélection de trois ballets programmée initialement pour les fêtes revêt de fait une dimension particulière, mais sa philosophie n'a pas été bouleversée.
Le chorégraphe de génie, malgré des relations tumultueuses avec les institutions françaises, a entretenu un lien exceptionnel avec l'Opéra de Paris qui, sans parler des trois pièces données par son Ecole de danse, a créé sept de ses spectacles et en a fait entrer quatorze autres à son répertoire.
Les 21 oeuvres sont illustrées en images jusqu'au 31 décembre à l'Opéra Bastille. L'exposition comprend près de soixante clichés réalisés par les photographes Francette Levieux et Colette Masson.
Mais l'hommage à Béjart se déploie avant tout sur scène, où il débute par une oeuvre dont le titre (Serait-ce la mort ?) a des résonances poignantes. Cinq solistes retrouvent ce ballet que l'Opéra n'avait pas donné depuis près de 30 ans (1979), empli de la nostalgie d'un homme repensant aux femmes de sa vie, au diapason des Quatre derniers lieder, de Richard Strauss.
Deux pièces mettent en scène l'univers de Béjart et celui de Stravinsky. Dans L'Oiseau de feu, le chorégraphe régénère les mythes de la révolution et du Phénix, alors que Le Sacre du printemps est un hymne au couple.
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